Conte sur la colère

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C’est l’histoire d’un petit garçon qui avait mauvais caractère.

Son père lui donna un sac de clous et lui dit qu’à chaque fois qu’il se mettrait en colère, il devrait planter un clou derrière la clôture. Le premier jour, le jeune garçon planta 37 clous derrière la clôture.

Les semaines qui suivirent, à mesure qu’il apprenait à contrôler son humeur, il plantait de moins en moins de clous derrière la clôture… Il découvrit qu’il était plus facile de contrôler son humeur que d’aller planter des clous derrière la clôture…

Le jour vint où il contrôla son humeur toute la journée. Après en avoir informé son père, ce dernier lui suggéra de retirer un clou à chaque jour où il contrôlerait son humeur.

Les jours passèrent et le jeune homme pût finalement annoncer à son père qu’il ne restait plus aucun clou à retirer de la clôture. Son père le prit par la main et l’amena à la clôture.

Il lui dit : « Tu as travaillé fort, mon fils, mais regarde tous ces trous dans la clôture. Elle ne sera plus jamais la même. À chaque fois que tu perds patience, cela laisse des cicatrices exactement comme celles-ci.

Tu peux enfoncer un couteau dans un homme et le retirer, peu importe combien de fois tu lui diras être désolé, la cicatrice demeurera pour toujours.

Une offense verbale est aussi néfaste qu’une offense physique.

 

Les 3 écureuils

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Trois écureuils, voulant sauver d’une mort certaine une troupe de mulots qui couraient vers un précipice, tentèrent de les arrêter.

Le premier se jeta à leur rencontre en leur intimant l’ordre de s’arrêter. L’autorité dont il voulait faire preuve n’eut aucun effet, et il fut piétiné par la troupe qu’il voulait sauver.

Le deuxième, se croyant plus intelligent, se jucha sur un arbre, harangua les mulots afin de les convaincre de la stupidité de leur comportement, mais son souci de convaincre n’eut aucun effet. Il vit avec désespoir la troupe continuer son chemin.

Le troisième, ne disant rien, se plaça en tête de la troupe, se mit à courir au même rythme et dans la même direction qu’elle, puis, au bout de quelques instants, lorsqu’il se sentit bien intégré et accordé ainsi à chacun, il bifurqua doucement et les entraîna loin du précipice et de la mort certaine.

Fardo, le petit moineau.

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Fardo est un petit moineau joyeux et très enjoué. Libre, il pouvait voler à sa guise tous les jours. Cette activité lui procurait un immense bonheur, car il pouvait ainsi effectuer toute une panoplie d’acrobaties avec ses compères les moineaux qui l’adoraient. Fardo était perçu comme un oiseau généreux, attentionné, patient, en plus de respirer la joie de vivre.
Pourtant Fardo était comme ses amis qu’il écoutait souvent parler de leurs problèmes. Lui aussi trouvait parfois la vie bien difficile à supporter, mais il n’en parlait jamais, se contentant de consoler ses amis et de les rassurer. Toutefois, il se sentait de plus en plus fatigué, sans raison apparente. Il continua néanmoins à vaquer à ses occupations, négligeant le poids qui pesait chaque jour un peu plus sur ses épaules. Un soir, alors qu’il revenait paisiblement vers le nid familial après une journée fort mouvementée, une immense fatigue l’affligea, et le lendemain matin, à son réveil, un énorme sac à dos était mystérieusement apparu sur son dos, mais il se sentait incapable de l’enlever par lui-même.

Alors que les jours passaient, il devenait de plus en plus malheureux. En effet, voler était devenu une tâche très ardue plutôt qu’un passe-temps fort apprécié. Incapable d’ôter son sac, il réussissait difficilement à suivre le battement d’ailes de ses amis ou de ses parents. De jour en jour, il s’éloignait de sa passion et de tous les oiseaux qui l’entouraient et l’appréciaient. Par le fait même, sa liberté était brimée. Fardo vivait un profond désespoir.
Quelques semaines plus tard, alors qu’il survolait tant bien que mal la vallée, il s’égara. Désemparé, il s’arrêta au pied d’un gros arbre centenaire pour réfléchir et tenter de se réorienter.
Soudain, surgissant de nulle part, le roi de la forêt fit son apparition. Très gentiment, il s’adressa à Fardo :
«Petit moineau, qui fais-tu là, assis au beau milieu de la forêt?
-Je suis perdu» pleurnicha Fardo.
Et prenant une grande respiration, il raconta le malheur qui s’abattait sui lui :
«Je sui très triste, car ce fichu sac à dos m’empêche de m’amuser avec mes amis et de voler librement. Depuis ce fameux soir où il est apparu sur mon dos, je me sens étouffé, surtout, privé de ma liberté !»
Le roi demanda alors :
«Mais que s’est-il passé ce soir là?»
Fardo raconta du même souffle sa mésaventure au mystérieux inconnu. Tout à coup, il réalisa qu’au fur et à mesure qu’il ouvrait son cœur et qu’il dévoilait ses sentiments, son sac se vidait peu à peu, puis il se délesta complètement. Délivré de son fardeau et se sentant plus léger, il reprit le chemin du nid familial en sifflotant un air joyeux, ayant hâte de retrouver ses bonne vielles habitudes. Dès le lendemain, il retourna à ses activités de haute voltige qu’il aimait tant pratiquer.
Aujourd’hui, lorsque Fardo sent revenir ce poids sur son dos frêle, il repense au roi de la forêt. Ainsi, il parvient plus facilement à vider son sac auprès d’une oreille attentive.

Le cocon

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« Une personne compatissante, voyant un papillon lutter pour se libérer de
son cocon, et voulant l’aider, écarta avec beaucoup de douceur les filaments
pour dégager l’ouverture. Le papillon, libéré, sortit du cocon et battit des
ailes… mais ne put s’envoler. Ce qu’ignorait cette personne compatissante,
c’est que c’est seulement au travers du combat pour la naissance que les
ailes peuvent devenir suffisamment fortes pour l’envol. Sa vie raccourcie, il la
passa à terre. Jamais il ne connut la liberté, jamais il ne vécut réellement »
(Ruth Sanford)

Le tir à la corde

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La situation ressemble à une partie de tir à la corde avec un horrible monstre. Il est énorme, très vilain et d’une force peu commune. Entre vous et le monstre il y a un ravin qu’on dirait bien sans fond.

Si vous perdez cette partie de tir-à-la-corde, vous allez tomber dans ce ravin et y disparaitre.

Alors vous tirez tant et plus ; mais plus vous tirez fort, plus il vous semble que, de son côté, l’horrible monstre tire plus fort lui aussi. En fait, il vous semble bien que vous vous rapprochez deplus en plus dangereusement du bord du précipice.

La chose la plus difficile à réaliser c’est que votre tâche n’est pas de gagner au tir-à-la corde avec ce monstre.

Votre tâche, c’est de lâcher la corde.

L’Ane et le fermier

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Un jour, l’âne d’un fermier est tombé dans un puits. L’animal gémissait
pitoyablement pendant des heures, et le fermier se demandait quoi faire.
Finalement, il a décidé que l’animal était vieux et que le puits devait
disparaître de toute façon, ce n’était pas rentable pour lui de récupérer l’âne.
Il a invité tous ses voisins à venir et à l’aider. Ils ont tous saisi une pelle et
ont commencé à enterrer le puits. Au début, l’âne a réalisé ce qui se
produisait et se mit à crier terriblement.
Puis, à la stupéfaction de chacun, il s’est tu. Quelques pelletées plus tard, le
fermier a finalement regardé dans le fond du puits et a été étonné de ce qu’il
a vu. Avec chaque pelleté de terre qui tombait sur lui, l’âne faisait quelque
chose de stupéfiant. Il se secouait pour enlever la terre de son dos et
montait dessus. Pendant que les voisins du fermier continuaient à pelleter
sur l’animal, il se secouait et montait dessus. Bientôt, chacun a été stupéfait
que l’âne soit hors du puits Et il se mit à trotter !?
La vie va essayer de vous engloutir de toutes sortes d’ordures. Le truc pour
se sortir du trou est de se secouer pour avancer. Chacun de nos ennuis est
une pierre qui permet de progresser. Nous pouvons sortir des puits les plus
profonds en n’arrêtant jamais. Il ne faut jamais abandonner !

Le pouvoir des Mots

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Un orateur parle du pouvoir de la pensée positive et des mots.
Un participant lève la main et dit: « Ce n’est pas parce que je vais dire bonheur, bonheur, bonheur! Que je vais me sentir mieux, ni parce que je dis malheur, malheur, malheur! Que je me sentirai moins bien: ce ne sont que des mots, Les mots sont en eux-mêmes sans pouvoir… »
L’orateur répond: « Taisez-vous espèce d’idiot, vous êtes incapable de comprendre quoi que ce soit ! »
Le participant est comme paralysé, il change de couleur et s’apprête à faire une répartie cinglante: « Vous, espèce de… »
L’orateur lève la main : « Je vous prie de m’excuser. Je ne voulais pas vous blesser. Je vous prie d’accepter mes excuses les plus humbles »
Le participant se calme. L’assemblée murmure, il ya des mouvements dans la salle.
L’orateur reprend: « Vous avez la réponse à la question que vous vous posiez: quelques mots ont déclenché chez vous une grande colère. D’autres mots vous ont calmé. Comprenez-vous mieux le pouvoir des mots ? »

Je ne peux pas…

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Je voudrais partager avec vous cette histoire écrite par Jorge Bucay, qui montre que souvent nous sommes prisonniers de nos pensées et de nos croyances.

 

« Quand j’étais petit, j’adorais le cirque, et ce que j’aimais par-dessus tout, au cirque, c’était les animaux. L’éléphant en particulier me fascinait ; comme je l’appris par la suite, c’était l’animal préféré de tous les enfants. Pendant son numéro, l’énorme bête exhibait un poids, une taille et une force extraordinaires… 

Mais tout de suite après et jusqu’à la représentation suivante, l’éléphant restait toujours attaché à un petit pieu fiché en terre, par une chaîne qui retenait une de ses pattes prisonnière.

Mais ce pieu n’était qu’un minuscule morceau de bois à peine enfoncé de quelques centimètres dans le sol. Et bien que la chaîne fût épaisse et résistante, il me semblait évident qu’un animal capable de déraciner un arbre devrait facilement pouvoir se libérer et s’en aller.

Le mystère restait entier à mes yeux.

Alors, qu’est ce qui le retient ? Pourquoi ne s’échappe-t-il pas ? A 5 ou 6 ans, j’avais encore une confiance absolue dans la science des adultes. J’interrogeai donc un maître, un père et un oncle sur le mystère du pachyderme. L’un d’eux m’expliqua que l’éléphant ne s’échappait pas parce qu’il était dressé.

Je posais alors la question qui tombe sous le sens :

 » S’il est dressé, pourquoi l’enchaîne-t-on ? « 

Je ne me rappelle pas qu’on m’ait fait une réponse cohérente.

Le temps passant, j’oubliai le mystère de l’éléphant et de son pieu, ne m’en souvenant que lorsque je rencontrais d’autres personnes qui un jour, elles aussi, s’étaient posé la même question.

Il y a quelques années, j’eus la chance de tomber sur quelqu’un d’assez savant pour connaître la réponse :

« L’éléphant du cirque ne se détache pas parce que, dès tout petit, il a été attaché à un pieu semblable. »

 Je fermai les yeux et j’imaginai l’éléphant nouveau-né sans défense, attaché à ce piquet. Je suis sûr qu’à ce moment l’éléphanteau a poussé, tiré et transpiré pour essayer de se libérer, mais que, le piquet étant trop solide pour lui, il n’y est pas arrivé malgré tous ses efforts.

Je l’imaginai qui s’endormait épuisé et, le lendemain, essayait à nouveau, et le surlendemain… et les jours suivants… jusqu’à ce qu’un jour, un jour terrible pour son histoire, l’animal finisse par accepter son impuissance et se résigner à son sort.

Cet énorme et puissant pachyderme que nous voyons au cirque ne s’échappe pas, le pauvre, parce qu’il croit en être incapable.

Il garde le souvenir gravé de l’impuissance qui fut la sienne après sa naissance. Et le pire, c’est que jamais il n’a tenté d’éprouver à nouveau sa force.

(extrait de  » Laisse-moi te raconter les chemins de la vie « , de Jorge Bucay)

Nous sommes tous limités par nos croyances et nos pensées qui nous disent qu’on ne  peut pas faire, qu’on ne va pas y arriver…parce qu’il y a longtemps nous avons essayé et nous avons échoué.

Comme l’éléphant nous sommes persuadés que nous ne pouvons pas faire certaines choses et n’y arriverons jamais. Nous n’essayons même pas de nous détacher des « piquets ».

Le seul moyen de savoir si vous pouvez faire quelque chose est d’essayer..

Quels sont les piquets auxquels vous êtes attachés? Avez-vous essayé de vous en libérer, de fuir?